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Infos d'actualité - Attelage de Tradition


CIAT Celle 2012


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 Programm

Samstag, 25. August 2012

14:00 Uhr:  Präsentation - Vorstellung und Erläuterung der Gespanne am Schloss und im Landgestüt

 

Sonntag, 26. August 2012

08:00 Uhr: Geländefahrt 15 km 5 Gehorsamsprüfun-gen (GP)

Start:    

Mittelstraße/Blumenstraße, Westercellerstraße Vogelberg, Bennebostel (1GP), Reitplatz Wester-celler (2GP), Lindenallee, Fischerstraße Stein-furt, Bergstraße, Neues Rathaus (3GP), Franzö- sicher Garten (4GP) Magnustraße, Landgestüt (5GP) und Ziel!

13:00 Uhr: Paradeplatz Landgestüt Hindernisfahren

17:00 Uhr: Siegerehrung sämtliche Gespanne

            Eintritt frei an allen Tagen!

Restauration

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Très beau crû pour ce CUTS 2012


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Au sortir d’une longue période pluvieuse, le soleil avait daigné faire son apparition à partir du mercredi précédant le concours, donnant enfin au château et à son ravissant parc les vraies couleurs du printemps !

 

altSoixante-cinq des soixante-dix meneurs inscrits, venant de onze nations, arrivaient bien à l’avance pour certains, afin de s’installer au mieux dans les prés encore mouillés. Trois jours de chaleur eurent rapidement raison d’un terrain un peu souple …

Cette année, apparition de beaucoup de nouveaux à Cuts avec, entre autres,  une représentation particulièrement importante de Grands-Bretons – une dizaine, dont cinq n’avaient jamais participé à un CIAT et qui ont vraiment apprécié ! Très encourageant pour l’avenir !

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De nombreux meneurs Belges, comme tous les ans, quelques Suisses, quatre Allemands, trois Espagnols, deux Hollandais et deux Luxembourgeois, un Italien et un bon tiers de Français. Première participation de l’Autriche avec le Docteur Florian Geyer et d’un attelage Polonais à 5 chevaux, mené par Mr K. Szuster. Certains se lançaient pour la première fois dans une catégorie différente de leur habitude, avec un peu d’anxiété et quelques problèmes à la clé, qui seront résolus à l’avenir …

 

La qualité et la variété des chevaux et des voitures, est toujours époustouflante de l’avis de tous avec toutes sortes de formations : attelage à un, en paire, tandem, arbalète, à l’Evêque, quatre chevaux, cinq chevaux … Le charme de ces journées ne se dément pas et le cadre superbe y est pour quelque chose, combiné avec la musique, le beau temps, le public séduit par l’ensemble, l’ambiance générale, tout concourt à créer un moment magique …

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Rosemary Neale (GB), nouvelle venue, gagne avec son poney ; Hugo Livens (B), fidèle participant, domine à 2 poneys ; Wallace Binder (GB), nouveau venu lui aussi, gagne avec Llandwnda Winston - imprononçable pour tout autre qu’un Gallois, suivi de Idès Cornillie (B) et Heiner Staub (CH) ;  Christiaan Beirens (B) remporte la catégorie 2 chevaux, suivi de Jacinto Planas Ros (E) et José Varo (E) ; Urbain van de Voorde (B) est premier en tandem et au classement général, Arnaud Gritti (F) est vainqueur dans la catégorie 4 chevaux ; José Varo Garrido (E) gagne la Présentation, Antonio Gutierrez (E) et ses élégantes passagères le Prix du Public du Conseil Général de l’Oise, Danielle van der Wiel (GB)   remporte le Prix bien mérité de l’Elégance féminine avec son magnifique tandem et enfin Anne-Sophie Decruynaere (B) le Prix du Meilleur Groom !!!

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Le Trophée des Nations AIAT est remportée par la Belgique, sous les applaudissements …

 

Comme on vous le disait, un très joli crû !!! et à l’année prochaine,  25 et 26 mai 2013 !


 

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Résultats CUTS >>...

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L'hommage mérité à une grande dame de l'attelage


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Le 15 avril dernier, le Président Giscard d'Estaing a remis l'insigne de la Légion d'honneur à la Marquise de Brantes, Sue pour ses nombreux amis, lors d'une cérémonie simple et chaleureuse à Authon, où s'étaient réunis plus de 300 amis de tous bords, heureux de pouvoir la fêter comme elle le méritait !

 

Christian de Langlade, Président de l'AFA et de l'AIAT, lui a adressé l'hommage suivant :

 

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Discours du Baron de Langlade

 

"Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Ma chère Sue,

 

Tout le monde sait que Paul et toi avez été des amateurs d’attelage éclairés tout au long de votre vie, faisant du Fresne une base accueillante et bienveillante envers tous ceux qui partageaient votre passion.

 

C’est donc en tant que Président, à la fois de l’Association Française d’Attelage et de l’Association Internationale d’Attelage de Tradition, que je suis extrêmement heureux de pouvoir aujourd’hui te rendre un hommage tout spécial, sans naturellement oublier d’y associer ce cher Paul, à l’occasion de ta remise de la Légion d’honneur.

 

Depuis plus de quarante ans, tu as été l’âme de l’attelage Français.

 

Lors d’innombrables Championnats du Monde à deux ou quatre chevaux, en Hongrie, en Belgique, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, en Allemagne, en France évidemment, et j’en oublie peut-être, tu as accompagné l’Equipe de France avec Paul, tu l’as soutenue, nourrie quelquefois, encouragée, entourant les meneurs de ton amitié … et je sais fort bien de quoi je parle !

 

Ce don merveilleux dont tu as hérité de créer un ambiance harmonieuse partout où tu es, et en particulier dans le cadre de l’attelage, nous ne l’oublierons jamais. Tu connais tout le monde, dans tous les pays, tu fais le pont entre les Etats-Unis et l’Europe, tu as toujours un ami bien placé qui pourrait aider dans tel ou tel cas, tu as toujours été et seras toujours un lien merveilleux entre les gens et les peuples.

 

Qui ne se souvient de ta table ouverte au Concours International de Saumur, du petit hôtel que tu avais déniché pour un championnat à Balaton Féniveszh en Hongrie, avant la chute du Mur… je me souviens de l’accueil plutôt glacial des « gardes du corps » chargés de nous pister pendant notre séjour, jusqu’à ce que tu mentionnes incidemment que tu étais la belle-sœur du Président Giscard d’Estaing ! Changement à 180°, sourires, très bon dîner, orchestre tzigane, la Fée Sue était passée par là …

Qui ne se rappelle les dîners que tu organisais à l’occasion du Concours de Saint-Agil ?

Le gué du Lude ? Et le « Réveil des Tandems » au Fresne, la création d’une Ecole d’attelage, au Fresne encore avec Mireille Escavi, le stage de coaching, l’organisation du Concours de Chambord en 2002 ? Je ne peux pas citer ici tous tes faits d’arme mais j’ai essayé d’en donner une idée …

 

Pour tout cela, ma chère Sue,  pour ta vitalité, pour ta joie, pour ton esprit d’entreprise et d’organisation, pour tes preuves d’ affection en toutes circonstances envers tes amis de l’attelage, pour ta modestie, pour ta générosité, pour ta classe enfin, un immense merci !

 

Et un grand bravo pour cette Légion d’honneur on ne peut plus méritée !!!"

 

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Des expositions à ne pas manquer


 

LES VOITURES HIPPOMOBILES A L’HONNEUR …

 ET PAS N’IMPORTE LESQUELLES !!!

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« ROULEZ CAROSSES ! » 

Abbaye de Saint-Vaast à Arras

Du 17 mars 2012 au 10 novembre 2013

22, rue Paul Doumer – 62000 Arras

0033 (0)3 21 51 26 95 (Office de Tourisme d’Arras)

www.versaillesarras.com

 

Première exposition française consacrée aux véhicules hippomobiles, en partenariat avec le Château de Versailles.

On peut y admirer les voitures du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X (qui avait été amené à Reims à l’aide de roues solides et très simples, les vraies roues du carrosse ayant été transportées séparément puis montées sur place), le char funèbre de Louis XVIII … Neuf voitures en tout, ainsi que des traîneaux, chaises à porteur, harnachements, tableaux …

Exposition très pédagogique avec des explications passionnantes sur le fonctionnement et l’évolution des voitures hippomobiles. Scénographie innovante alliant restitutions, animations, immersion et multimédia. Les jeunes aussi seront intéressés, en plus des grands !

Consultez l'article de JL. LIBOUREL sur notre site ...cliquez ici

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« LA BERLINE DE NAPOLEON » …

Musée National de la Légion d’honneur

2, rue de la Légion d’honneur – 75007 Paris

0033 (0)1 40 62 84 25

Du 7 mars au 8 juillet 2012

 

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Waterloo, soir du 18 juin 1815, tout est consommé !

Dans le chaos qui règne après la bataille, Napoléon se laisse persuader de quitter le champ de bataille à cheval … Les Prussiens tombent sur deux de ses voitures personnelles  dont la berline dans laquelle l’Empereur pouvait se restaurer, travailler et dormir au long des interminables trajets qu’il couvrait d’un bout à l’autre de l’Europe.

L’une de ces voitures est exposée ainsi que des vêtements, bijoux, nécessaires de toilette, décorations, cartes, … Tout avait été pillé et dispersé et se trouve réuni pour cette émouvante exposition qui nous fait revivrela bataille de Waterloo comme jamais !

 

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Et moins grandiose mais tout à fait charmant,

 

LES GRAVURES D’ELLIOTT  ….  A Vernon

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Premier ATM au château de SALEM


Dimanche 20 mai 2012

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Pour la première fois, dans le cadre du superbe château de Salem, près du lac de Constance, en Allemagne, aura lieu une Réunion d'Attelage de Tradition, avec la Présentation de chaque équipage entre 11h00 et 15h00.

A partir de 16h00, réception de tous les participants dans les anciennes écuries du château.

 

Contact : Fritz Baur   0049 7553 267

fewo@baur-salem.de

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De Versailles à Arras par Jean Louis LIBOUREL


De Versailles à Arras : Roulez carrosses !

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Avec le Centre national Georges Pompidou à Metz et le Musée du Louvre à Lens, l’Etablissement public du château, du musée et du domaine de Versailles prend place dans le mouvement de décentralisation culturelle des grands établissements publics parisiens vers les villes du Nord. En effet, une convention signée à Versailles le 5 juillet dernier lie pour dix ans l’établissement public versaillais à la région Nord-Pas-de-Calais et à la ville d’Arras. Durant dix ans, au fil de cinq expositions de dix-huit mois chacune, une partie des collections du château de Versailles — 60 000 œuvres — sera présentée au Musée des Beaux-Arts d’Arras.

 

Le 17 mars 2012 sera inaugurée la première de ces expositions, consacrée…. aux carrosses ! Béatrix Saule, directrice générale des musées de Versailles et de Trianon, a voulu une première exposition spectaculaire. Et parmi les œuvres de Versailles, quoi de plus spectaculaire que les somptueuses voitures impériales et royales du Musée des carrosses ?

Le Musée des Beaux-Arts d’Arras accueillera tableaux, sculptures, traîneaux, chaises à porteurs, harnais, et plusieurs voitures : la petite berline et la petite calèche ayant appartenu aux jeunes fils de Louis XVI et Marie-Antoinette à la veille de la Révolution, deux berlines impériales du mariage de Napoléon 1er avec l’archiduchesse d’Autriche Marie-Louise, la berline d’apparat du baptême du duc de Bordeaux, le char funèbre dit de Louis XVIII, un luxueux coupé huit ressorts de la Présidence de la République, et, clou de l’exposition, le monumental carrosse du sacre de Charles X.

Une scénographie spécialement conçue pour l’exposition composera autour des œuvres une atmosphère évocatrice. Les traîneaux de carrousel du XVIIIe siècle sembleront glisser sur les allées enneigées du parc ou sur le Grand Canal glacé. On verra les voitures en situation sur  les tableaux où elles sont représentées en action lors des cérémonies officielles pour lesquels elles furent créées : les berlines impériales placées face au gigantesque tableau — 5 mètres de long —  d’Etienne-Barthélémy Garnier immortalisant le cortège du mariage de Napoléon1er avec Marie-Louise traversant le jardin des Tuileries ; huit chevaux de robe isabelle garnis de harnais de gala en maroquin rouge et bronzes dorés tireront le carrosse de Charles X, comme on les voit sur le tableau de “l’Entrée du roi à Paris après le sacre à Reims” peint par Louis François Lejeune.

Surprise et temps fort de l’exposition, prêté par le Musée jurassien d’art et d’histoire de la petite ville suisse de Delémont, véritable relique provenant du dernier carrosse royal construit avant la Révolution de 1789, le panneau de la portière gauche du carrosse du sacre de Louis XVI, seul vestige de ce carrosse détruit sur ordre de la Convention en 1794, sera exposé  devant une représentation du carrosse à partir d’une gravure agrandie à la taille réelle de la voiture.

A travers les œuvres exposées seront évoquées à la fois les campagnes de Louis XIV dans les provinces du Nord et la Flandre, l’histoire de la carrosserie française du règne de Louis XIV à la fin du XIXe siècle, la place des voitures dans les fastes de la monarchie, de l’Empire… et de la IIIème République.  

Cette exposition est un véritable évènement : il s’agit de la première exposition en France consacrée aux voitures hippomobiles d’apparat. C’est aussi la première fois que sont prêtés les véhicules royaux et impériaux des collections versaillaises.

Jean-Louis Libourel

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Le Hansom Cab d'après Richard JAMES


 

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A Londres, au XVIIe et XVIIIe siècles, le commun des mortels se fait transporter, moyennant finance, en Hackney Coach, voiture à quatre roues assez lourde, tirée par deux chevaux et pouvant prendre plusieurs passagers. Ce sont souvent d’anciennes voitures appartenant ou ayant appartenu à la noblesse, portant quelquefois encore leurs armes passablement défraîchies.

 

Ce moyen de « transport en commun » se maintient jusqu’au XIXe, quand en 1825, un lecteur  du London Magazine demandait : « Un vrai gentleman peut-il aller faire ses visites dans un Hackney Coach ? Le plus souvent sale, avec des glaces brisées, les coussins mal entretenus, empestant à cause des derniers transports vers l'hôpital ou le cachot…….. »

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Il avait, certes, rendu de grands services depuis 1654, lorsque le Parlement en  limité le nombre à 300 pour le centre de Londres mais il fallait le perfectionner.

 

En 1805, les Français avaient abandonné ces voitures de louage à quatre roues pour une voiture à deux roues, beaucoup plus légère et maniable, moins encombrante dans les embouteillages, plus économique car tirée par un seul cheval, appelée "cabriolet de place ». Le carrossier londonien Mr David Davies l’introduisit dans les rues de Londres. Il y devint connu sous le nom abrégé de « Cab », terme jugé au début d’une déplorable vulgarité mais tellement commode qu’il fut rapidement adopté en dépit des critiques des puristes Anglais.

 

Ce cab ressemblait à un gig transportant deux personnes, dont le cocher, assis à côté de son client. Seul problème, les propriétaires de Hackney Coaches uniquement avaient le droit de transporter des passagers dans le centre de Londres (les limites en étaient une aire déterminée en 1665, appelée « the Area of the Bill of Mortality », en référence à la Grande Peste, qui avait tué des milliers de personnes dans cette ville). C’était  leur chasse gardée et ils voyaient d’un très mauvais œil  ce qui allait devenir un très dangereux rival de leurs véhicules lents et encombrants.

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Néanmoins, le cab reçut un soutien précieux de deux gentlemen, Messieurs Bradshaw et Rotch, ce dernier Membre du Parlement, qui obtinrent des licences pour neuf cabs, à la condition qu’ils n’entrent jamais dans la zone du Bill of Mortality. Puis en avril 1823, douze cabs, construits par David Davies, opérèrent dans les rues. Il les modifia en construisant un drôle de siège extérieur pour le cocher, entre la caisse et la roue de droite, en introduisant des protections pour le passager contre le vent et la pluie, ce qui faisait ressembler la voiture à un corbillard, d’où le nom de « Coffin-cab ».

 

Le prix de la course était très raisonnable et en peu de temps les Londoniens commencèrent à apprécier ce mode de transport rapide et bon marché autour de la City … quelquefois à leur grand dam car les cochers de cabs, conscients de la supériorité de ce véhicule sur les Hackney Coaches et voitures privées, ne se gênaient pas pour les dépasser à toute allure, en dépit des pavés !!! …. Causant des accidents et renversant leurs clients au beau milieu de la rue … Les personnes un peu âgées ou craintives restaient donc fidèles à un mode de transport plus sûr, tandis que les plus jeunes, « dandies » ou commerçants, se félicitaient des cabs, se vantant même auprès de leurs amis ou dans les pubs, du nombre de fois où ils s’étaient retrouvés éjectés sans ménagements  ! ….

 

En dépit de féroces luttes d’intérêts entre les tenants des Hackney Coaches et ceux du Cab, 150 licences furent obtenues pour ces derniersalt en 1831 alors qu’à Paris, on en comptait déjà 2 500 à la même date ! Finalement toutes les diverses restrictions tombèrent à Londres en 1832 et en quelques mois, des centaines de cabs purent offrir leurs services dans toute la ville.

 

Un nouveau modèle, conçu par un Mr William Boulnois apparut, complètement fermé et pouvant transporter deux passagers face à fac

 

e, le siège du cocher littéralement perché sur le devant du toit de la voiture, situation inconfortable s’il en est, et comportant une portière à l’arrière … L’inconvénient majeur était que les passagers pouvaient en descendre sans payer et que le malheureux cocher arrivait souvent à destination pour découvrir que son cab était vide ! Il fallut donc trouver autre chose.

 

Et voilà qu’arrive en 1834 Mr Joseph Hansom, architecte de l’Hôtel de Ville de Birmingham, avec un premier cab de sa façon ! Une caisse presque carrée, le cocher encore perché sur un petit siège à l’avant mais les passagers accédant par le devant de la voiture. Après quelques expériences et innovations assez farfelues, jamais réellement exploitables,  Mr John Chapman et Mr Gillett identifient les faiblesses du véhicule et l’améliorent considérablement. Le siège du cocher sera placé à l’arrière, une glace pourra s’ouvrir à la portière, la caisse pourra glisser vers l’avant ou l’arrière pour équilibrer le poids. Divers détails seront encore apportés pour le confort des passagers, entre autres des glaces plus grandes pour une meilleurs visibilité, une petite trappe à l’arrière, à hauteur des pieds du cocher, pour payer la course et un système de blocage des portières actionné par le cocher pour éviter le problème des mauvais payeurs ! Rien de nouveau sous le soleil …

 

Hansom tirera peu de profit de son idée mais le « Hansom Cab » passera à la postérité ! Il fut copié en Angleterre par d’autres constructeurs, principalement Forder & Co de Londres et Northampton et servit à une usage privé aussi bien que public.

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Et pendant plus de 80 ans, dans toutes les grandes villes du monde, cette voiture sera le « taxi » indispensable,  et, avec l’humour bien connu de Pierre de Chézelles, qui le tient de … ? « la seule voiture où le postérieur de l’inférieur qui est à l’extérieur est supérieur au postérieur du supérieur qui est à l’intérieur » !

 

Hélé par Sherlock Holmes pour débrouiller quelque ténébreuse énigme, le Hansom cab fera les beaux jours de milliers de clients, pressés par leurs affaires ou heureux d’aller se promener à Hyde Park à Londres, au Bois de Boulogne à Paris, Unter den Linden à Berlin ou au Retiro à Madrid …

 

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