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CIAT Loches et Beaulieu


Compte rendu CIAT LOCHES BEAULIEU 2016


6ème CIAT de Loches, Beaulieu et Ferrière
Si loin de la fureur du monde


L’évolution chaotique de notre planète ne nous épargne pas. Depuis la nuit des temps, elle cherche une lueur d’humanisme, de générosité, de fraternité, de liberté (oui, ça nous rappelle quelque chose), son cheminement est semé d’outrages, de cupidités, de barbaries… A n’en jamais finir.
Il est des moments, hors du temps, baignés de soleil ou ombrés d’arbres séculaires, rythmés par le carillon joyeux des battues des chevaux, salués avec courtoisie et urbanité, d’un canotier, d’un panama, d’un haut de forme, d’une main gantée, parés d’ombrelles légères et ajourées au creux de voitures centenaires toujours pimpantes : lors des concours d’attelage de tradition, et cette mi-juillet, celui de Loches, Beaulieu et Ferrière.
Dans son écrin de murs clairs de tuffeau, entouré d’un patrimoine exceptionnel, dont la forêt domaniale, sanctuaire peuplé de hautes futaies et d’animaux discrets, le 6ème CIAT a tous les atouts pour nous emmener « hors du temps », au bon plaisir de tous.
Samedi après-midi, les équipages se présentent au regard avisé des juges, Yves Dauger, Président du jury, puis Gérard Papin, et Alain Ducharme, trésorier de l’AFA, déjà venu participer en passager du break de chasse de Joël de Schrevel.
Éric Macrez, président de l’AFA, nous fait l’honneur de venir concourir. Il se fait juger par son trésorier, pas banal !
Le Jardin Public de Loches, fleuri et frais, apaisent les chevaux, malgré le public qui se déplace, les APN qui se déclenchent, les jets d’eau, et les jeux d’enfants plus loin. Depuis six ans, pas la moindre velléité d’impatience.
Le cours lénifiant de la Loire apporte à la Touraine cet air qui respire la sérénité.
La voix suave et affable de Gérard, notre commentateur érudit et pédagogue, y est aussi pour quelque chose, même les chevaux l’écoutent attentivement !
Le public, de tous âges, ne se lasse pas du spectacle offert par les équipages. Une poésie émane de chacun, par la courbure d’une aile, la joliesse d’un chapeau ou d’une ombrelle, le chatoiement des robes des chevaux.
Tant de diversité enchante : les tenues vestimentaires, le choix des harnais, les races et les robes des chevaux ou poneys, les types de voiture. C’est un festival de couleurs, de formes, de matières, de brillance, toutes en harmonie.
Les équipages sont invités à parcourir les rues de Loches, qui se souviennent d’un temps que les moins… de cent ans ne peuvent pas connaître !
Quai de la filature, place du Marché aux Fleurs, Porte Picois, place du Marché au Blé, rue Descartes, rue Alfred de Vigny (né à Loches): un livre d’histoire à ciel (bleu !) ouvert.
Dimanche, le routier, au départ du château de Sansac à Loches, déroule un itinéraire varié. 15km 700 attendent les meneurs, environ 4 km en petite ville, 7 km en forêt et 5 km en campagne.
Le premier PC, à 300 m du départ, le tapis, ton sur ton avec la chaussée, se traverse sans incident, sur la place du Mail Saint Pierre de Beaulieu.
Le prochain les attend au Prieuré de Ferrière, après le kilomètre huit. Les chevaux sillonnent la forêt, transpercée des rayons du soleil, par la route Gabrielle d’Estrée, de Coligny et de Cinq Mars.
Les choses sérieuses commencent sur le remiser, manoeuvre délicate, surtout pour les quatre roues.
La volte à main gauche au Manoir des Trois Cheminées le bien nommé, a toute la place pour s’appliquer.
Le retour vers Beaulieu, dans la vallée, permet aux chevaux de récupérer des efforts pour atteindre la forêt.
L’Arrêt en pente leur demande de rester immobiles, sans frein, malgré leur envie de rentrer au paddock.
Devant la somptueuse Cité Royale, sans faute pour Sabine, ça vaut bien un petit bisou !
En fin de parcours, devant la Mairie de Beaulieu, le PC du verre arrive à point nommé pour les meneurs assez décontractés pour savourer le pétillant de Touraine.
Tous les équipages rentrent sans souci, ravis du choix du routier. Il permet dix sans faute sur les dix-sept participants.
Au site du Jardin des Viantaises, les Haras Nationaux exposent leur savoir-faire ancestral, René et Chantal Geoffre leurs réalisations étonnantes.
La piste de maniabilité, tondue à bonne hauteur, est construite toute en courbes pas Francis Lemaître, délégué technique de l’AFA.
Quelques balles « fleurissent la pelouse ». Le temps imparti, calculé au plus juste, provoque onze dépassements de temps et détermine le classement définitif.
Cléa Bruncher, la plus jeune participante, sans faute sur le routier pour son premier concours, ne fait tomber qu’une balle, dans le temps.
Olivier Bodin clôture l’épreuve de maniabilité, avec classe, l’arbalète demande un menage délicat.
Les afficionados s’enchantent de belles attitudes ou de changements de pied en l’air, soulignant le travail des chevaux.
Gilbert, Monsieur le maire de Ferrière, participe au rangement de la piste avec d’autres bénévoles, Danièle pense à arroser les fleurs écrasées de soleil : place nette et prête pour la remise des prix.
Mais avant la distribution des plaques, flots et cadeaux, Jean-Claude, président de LBFAnimations, demande, avec un serrement de coeur, une minute de silence en hommage aux victimes de l’effroyable attentat de Nice.
Beaucoup d’émotion s’empare de chacun de nous…
But the show must go on.
Le public attend les résultats et le tour d’honneur des équipages, moments solennels, spectaculaires et joyeux.
Une première Marseillaise retentit pour Alain Caillebot, accompagné de Capucine, qui remporte enfin son concours à la maison !
Suivront celles pour Bruno Chédru, Edouard Gohin et Olivier Bodin, seuls dans leur catégorie, mais non moins méritants, et celle pour Cléa, notre jeune meneuse, vainqueur pour sa première participation.
La Brabançonne honore nos amis Belges, Marc Matthys, en tandem poneys, et une nouvelle voiture (qu’avec Rita, ils ont sauvé du feu, sort si souvent réservé à tant de voitures), et Idès Cornillie en cheval de sang solo, Gallito Quin, coquin mais rapide.
Le Wilhelmus (Wilhelmus van Nassouwe), hymne national des Pays-Bas, le plus ancien du monde, est joué tout en douceur, pour Léo Lemsom, Annie et leurs magnifiques frisons.
Idès, Odette et Gallito sont rappelés deux fois : ils gagnent la coupe AFA, meilleur résultat du concours, remis par le président Macrez, et le prix du public. Les spectateurs ne se sont pas trompés, ils ont choisi les meilleurs !
Après les remerciements aux institutions, aux sponsors, aux municipalités, à notre speaker préféré et à tous les bénévoles, sans qui rien de tout cela serait possible, Jean-Claude s’exclame : «Merci pour ce magnifique spectacle, même si on n’est pas connaisseur, on ne peut rester indifférent à la beauté des équipages et à leur prestation», et lance le tout d’honneur.
Applaudissements nourris pour tous !

Renata

Près de 700 photos sur : https://cpcl.fr/actualites/reportages/

Compte rendu et résultats

Compte Rendu & Résultats CIAT Loches 2013


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Sous un soleil ardent, incandescent, nos amis Belges ont, avec talent, célébré leur nouveau Roi et leur Fête Nationale :

Et un et deux et trois bravo !

 

L’équation est simple, pour le troisième concours de Loches et Beaulieu, trois catégories gagnées sur six, donc trois Brabançonne, et les trois premières places du trophée AFA qui récompense les meilleurs du concours. Rien de moins.

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Classement général ...>>

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